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mardi 12 juillet 2011

Une rencontre qui fait du bien

Au tout début du voyage dans le SS Washington, je me suis lié d'amitié avec une famille d'allemands qui devait débarquer à New York. Je les avaient entendu parler allemand dès mon arrivée sur le bateau. 
C'était bien les seuls que j'ai compris dès le début!


Dès le premier souper, nous nous sommes assis ensemble à la table. Nous avons fait connaissance.
J'ai passé toute la traversée avec eux. Ils étaient très aimables et moi et j'étais très content d'avoir de la compagnie sur le bateau. Et le SS Washington était rempli de divertissements: pétanque, piscine, etc. Alors, nous en avons bien profité!

Mes nouveaux amis arrivaient à me détendre, et une chance! J'étais tout de même un peu stressé face à mon arrivée au Canada. J'imaginais un pays de cowboys!  



lundi 20 juin 2011

Ça serre en dedans...

Lorsqu'on voit notre grande soeur, Tony, grimpée sur la clôture du quai, notre père et notre frère tout près d'elle, ça serre. ''Ça serre en dedans.''


Les adieux sont difficiles d'en haut, de cette promenade du bateau. Je les regarde s'éloigner. Ou plutôt, je les vois devenir de plus en plus petits, mais c'est moi qui m'éloigne.
C'est là qu'on réalise qu'on ne peut revenir en arrière. Qu'on est seul dans une aventure trop grande pour soi. On se sent triste, inquiet...

...

J'observe et j'écoute les gens autour. Seul. Des familles voyagent ensemble, des amis aussi. Je ne comprend rien de ce qu'ils disent. Français, polonais, italien...
Je décide de redescendre sur le pont.

- Guten tag.
Je ne suis pas si seul après tout.


samedi 4 juin 2011

D'Hendrikus à Henri

Les derniers jours en Hollande, en on été de grands va-et-vient.

Je devais aller remettre mes papiers, mes permis, mon pistolet aux autorités douanières avant de partir.

La seule façon que je puisse voir mon père avant de partir était qu'il me rejoigne après les douanes. Je n'avais pas le temps de repasser par Enskede pour dire au revoir à tous le monde.

Mon père m'a rejoint à Zwolle, la station centrale de la Hollande. De cette station de train, il était possible de partir dans tous les coins de la Hollande.
De là, mon père a transité vers mon train et est embarqué dans le même wagon que moi.
Nous avons fait la route vers Amsterdam ensemble, rejoignant Jean, mon frère qui nous conduirait jusqu'à Rotterdam, le lieu d'embarquement pour Halifax.

Rendus à Rotterdam, nous sommes aller rejoindre la procure des prêtres de Sacré-Coeur, où ma valise en bois était déjà prête. Les prêtes prennaient soins des préparatifs et de ma valise. Ils s'étaient assuré qu'elle se rendre à Rotterdam et qu'elle se rendrait dans le bateau et à Halifax.
Ces prêtres allaient être mes hôtes, mes amis et mes professeurs pour les prochains mois au Québec.
Ils m'ont raccompagné jusqu'au bateau.

Moi, je n'avais que ma valise à main et mon ticket d'embarquement.

Il était à 5h00. Le bateau décollait dans quelques instants. Nerveux, après avoir dit au revoir à mon père et à Jean, mon frère qui nous avait aussi rejoint à Amsterdam, j'ai monté les marches du bateau.

Je me suis rendu au troisième deck de la promenade pour observer la Hollande, mon pays, une dernière fois avant mon départ.

De là, j'ai pu voir ma soeur Tonny, au côté de mon père, qui avait réussi par chance à arriver juste avant mon départ.

Je lui ai fait des signes de la main, j'étais très content de la voir si près. Mais, elle était pourtant déjà si loin...
Je ne sais pas si elle m'a vu et qu'elle a su que moi, je l'ai vu, elle était tellement petite sur le quai, à coté de mon père et de mon frère.

Le bateau est alors parti. C'est ainsi que, moi, Hendrikus, je suis devenu Henri.