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lundi 2 mai 2011

Mon premier vote canadien

Après mon arrivée au Canada, j’ai eu droit à des règnes démocratiques variant d’une élection à l’autre entre rouge et bleue pendant plus de 60 ans. À partir de 1957, j’ai eu ma citoyenneté canadienne et en 1958, c’était ma première élection. Je m’en souviendrai toujours.

Je ne connaissais pas grand-chose de la politique d’un pays démocratique et encore moins la structure électorale. Mais, c’était mon devoir et mon droit acquis de voter et j’étais fier et bien heureux de pouvoir le faire. J’avais donc décidé de voter libéral, ils avaient l’air bien!

Je gardais contact avec mon père et lui écrivait fréquemment depuis mon arrivée. Je lui ai  donc écrit pour lui faire part de mes intentions de vote.

Les élections ne vont pas tarder. Je pourrai voter pour la première fois cette année. Je voterai rouge...

Rapidement, j’ai reçu une réponse. À la lecture, ses écrits m’étonnèrent sur le coup. Avec grande révolte, il m’interdisait de voter rouge.  Il n’était pas question que son fils vote pour un parti communiste!!!
Après lui avoir répliqué que le parti rouge ici, était loin d’être communiste, mon père a accepté que son fils vote rouge.

J’ai voté fièrement à chaque élection. J’ai fait mon devoir de citoyen canadien avec grande fierté que ce soit au fédéral, au provincial et au municipal.
Je le ferai encore aujourd’hui.

samedi 23 avril 2011

Profession: Douanier

L'année 1950.

Profession: Douanier.

Ce temps a été pour moi, un très beau temps. J'ai rencontré des confrères qui sont devenus des amis. Je me suis même fait des amis de l'autre côté de la frontière, en Allemagne  J'ai aussi rencontré une Mimi qui m'a tombé dans l'oeil, mais ça c'est une autre histoire.

Ma mère ne voyait pas ça si bien, elle, la douane. Encore une sorte d'uniforme miliaire. Entraînement ''self-defense''. Patrouiller dans le champ à la frontière: le jour, le soir, la nuit. Peu importe la température.
On était armés, soit avec un revolver ou un fusil, semblables à ceux de l'armée. 
Bref, tout pour qu'une mère n'aime pas ça.
 


C'est pourquoi qu'elle demanda à mon frère, Hermann, de veiller sur moi. Il devait partir pour les États-Unis puis vers le Canada. Maman voulait que j'y aille le rejoindre, une fois qu'il y serait installé et qu'il me trouve un endroit où rester et une job.

Quelques temps après, le 13 février 1951, je m'embarquais pour le Canada sur le SS Washington.